La classe de CM2 à la Sainte Famille

Une communauté éducative active...

... parents, enseignants, OGEC, personnels et élèves dans une même direction !

dimanche 3 janvier 2010

Fin du premier trimestre à la Sainte Famille. Tout le monde se sépare pour vivre les fêtes de Noël… Tout le monde, ou presque… nous retrouvons Madame LIVET dans son bureau.

Quoi de neuf à la Sainte Famille ?

Quoi de neuf ?... mais cela saute aux yeux ! N’avez-vous pas traversé une belle cour ? Nous en sommes très fiers et n’osions pas l’espérer. C’est un gros investissement mais il était nécessaire. Madame DAVANT, Présidente de l’OGEC, gère nos finances comme on le fait dans les grandes entreprises. Les petits et les gros travaux sont prévus de longue date et sont répartis dans les budgets annuels…

Les élèves y avaient droit. Ils continuent les jeux de cour qu’ils avaient redécouverts l’an dernier. La moindre des choses était de leur donner une cour qui permette de jouer sans se tordre les pieds !

Dans les articles parus dernièrement, on apprend qu’une nouvelle association de parents d’élèves est née...

Depuis ma prise de fonction, j’avais l’intention de faire évoluer la place des parents dans l’école. Elle n’est pas facile à trouver… elle demande à chacun de redéfinir son rôle… mais c’est possible. Les parents ont continué de nous apporter de sérieux coup de main après la disparition de l’APEL mais les choses ne pouvaient pas rester en l’état.

Une APEL est une instance réglementaire qui participe à la vie d’un établissement. Sans existence officielle, les parents ne peuvent pas siéger au Conseil d’Etablissement et donner leur avis dans les orientations que l’école souhaite prendre. Un établissement a des libertés… il ne peut prendre la bonne direction que si tous les partenaires confrontent leurs avis et construisent ensemble des éléments de réponse.

L’APEL est aussi l’occasion de créer du lien entre les parents. La prochaine « galette des rois » est organisée dans ce but.

Ne négligeons pas l’aide financière que représente l’APEL. Par ses différentes actions, elle allège les frais du matériel, des sorties des élèves. Parce que l’APEL est en lien direct avec l’URAPEL et l’UNAPEL, par la cotisation versée par les parents, l’école est aidée financièrement par les associations régionales et nationales.

Je remercie les parents qui ont entendu mon « appel » et qui acceptent de donner de leur temps pour faire avancer notre école.

Pourquoi une journée des Communautés éducatives ?

Elle est maintenant instaurée comme temps fort de l’année dans les écoles catholiques… et nous la vivons comme telle. Cette journée nous invite à sortir de nos habitudes. Les cours s’arrêtent pendant une journée. Les enseignants, les personnels, les élèves (et bientôt les parents) changent de rôle. Chacun accepte de dire comment il vit l’école, d’entendre comment les autres la vivent, de penser ensemble comment elle pourrait se vivre.

Le thème national de cette journée était « la liberté ». L’Enseignement catholique fête les 50 ans de la loi Debré, signée en 1959. C’est cette loi qui reconnaît l’Enseignement privé, qui l’intègre dans l’Education nationale et qui en fait un partenaire de l’Enseignement public. Entre autres, cette loi nous impose le respect des programmes tout en reconnaissant notre liberté pédagogique pour mener à bien notre projet spécifique.

Profitons-nous suffisamment de notre liberté ? Qu’en faisons-nous ?... C’était la question. Comme nous en avons l’habitude, nous avons souhaité d’abord entendre les élèves parler de cette notion avant d’échanger entre adultes. La « liberté » ? Un sujet complexe pour les élèves ? … Ils la revendiquent dès leurs premiers instants à l’école « Moi, je veux faire comme ça ! » Quand ils comprennent que la collectivité, les besoins des autres, les nécessités de l’apprentissage ne permettent pas de faire « ce que l’on veut », ils découvrent leur liberté. Les plus petits ressentent les choses, les plus grands deviennent capables de le formuler. Ils nous surprennent toujours en posant les questions inattendues… et ils nous font avancer !

Que vous souhaiter pour 2010 ? Mes vœux, ceux de l’équipe… de l’école sont nombreux !... et réalistes !

Les journées « liberta »… l’an dernier la journée sur le papier, cette année, celles sur les thèmes du livre et de l’eau… font entrer les élèves et les enseignants dans une autre façon de penser l’apprentissage. Je souhaite qu’elles deviennent une habitude dans le parcours d’année, je souhaite qu’elles modifient la conception d’apprendre chez tous les membres de la Communauté éducative. Ces journées ne sont pas des grandes récréations… Le but d’un enseignant n’est pas d’avoir une classe calme et bien rangée mais de faire apprendre le maximum à ses élèves. Nous l’avons constaté : ces journées sont « rentables ».

Un autre vœu : que la crise qui touche particulièrement TOUL, que la morosité qui l’accompagne ne mettent pas l’éducation des enfants au second plan… L’éducation de qualité est un investissement à long terme. C’est justement parce que la vie devient complexe et difficile qu’il faut faire de l’éducation une priorité. Un homme debout, qui comprend les choses peut trouver sa voie… N’oublions pas que ce sont les esprits éveillés qui auront les idées et les moyens pour penser « un monde autrement ».

Enfin, je souhaite que chaque enfant qui est confié à l’école La Sainte Famille trouve le moyen de s’épanouir au maximum de ses capacités, à son rythme (ce qui ne veut pas dire en prenant son temps !)… et avec plaisir. Qu’il prenne plaisir à découvrir le monde, qu’il grandisse…

C’est ce qui motive tout enseignant qui prépare sa classe, c’est ce dont tout parent est porteur.

Ensemble, ce vœu n’est pas qu’une bonne résolution… il est un challenge que nous relevons.


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